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3,4-méthylène-dioxy-méthylamphétamine ( MDMA)

Le 3,4-méthylène-dioxy-méthylamphétamine ou MDMA ou « Ecstasy » ou « X » pour les fêtards des années 80 est un dérivés amphétaminique synthétisé pour la premiere fois en 1889 par Fritz Haber, chimiste allemand nobésisé en 1918 pour ses travaux sur la synthese de l’ammoniaque. Redécouvert en 1912 par Merck qui voulais l’utiliser pour ses propriétés anorexigenes (tiens ca me fait penser a une autre petite histoire sur l’utilisation anorexigene des dérivés amphétaminiques), il a été utilisé de maniere récréative dans les milieux festifs jusqu’en 1980, date de son interdiction définitive.

 Amphetamine

Au lieu de vous donner une description a la VIDAL des effets observés, indésirables, effets secondaires… , je vous propose un extrait de Prozac Nation d’Elizabeth Wurtzel, l’ecrivain a été une des premieres patiente traitée par ISRS (Prozac) pour un trouble dépressif :

« Nous avons commencé a en prendre tellement, et si souvent, que sur le campus les gens se sont mis a nous appeller, Ruby, notre copine Jordana et moi, les déesses de l’ Ecstasy. Dans les soirées, nous allions voir des gens que nous ne connaissions pas pour leur dire à quel point nous les aimions. Sous Ecstasy, nous étions les meilleurs amies de tout le monde, nous ne ressentions plus les différences de classes omniprésentes, nous ne nous sentions plus pauvres et moches (…) Sous X, je me retrouvais loin de moi meme pour un court moment (…) Je souhaitais toujours que la molécule ai une demi-vie plus longue(…) »J’en voulais toujours d’avantage »

Trois interprétations pharmacologiques peuvent être tirés des extraits de cette autobiographie qui a été mon livre de chevet pendant ma propre phases dépressive :

Premièrement, l’X a des propriétés addictogenes : Comme tout les dérivés amphétaminiques,  l’X libère de la dopamine en faisant sortir les molécules de dopamine de leur vésicules de stockage au niveau présynaptique. Cet effet, au niveau du nucléus accumbens, est responsable de l’addiction par stimulation du circuit de la récompense.

Deuxièmement l’Ecstasy a des propriétés emphathogènes (qui génere l’empathie), et meme « sympatogène » (qui génere la sympathie ) . Que le lecteur me pardonne tout ces néologismes barbares.

Il a été montré chez le rat que les effets empathogènes de l’X sont médiés par l’ocytocine, hormone qui a prouvée avoir des propriétés empathogènes.

Qu’a a voir l’ocytocine avec l’Ecstasy?

La MDMA agit en liberant la sérotonine, comme c’est expliqué dans l’introduction de cet article.

La sérotonine se fixe (entre autre) sur les récepteurs 5HT1A. Il a été montré qu’une stimulation de ces recepteurs augmente les taux plasmatiques d’ocytocine chez l’homme.

On peut en déduire que les effets empathogenes de l’X sont probablement liés a une augmentation du taux d’ocytocine chez l’homme.

Troisieme interprétation : L’X améliorait la symptomatologie dépressive d’Elisabeth Wurtzel. Elle souhait elle même que cette molécule ai une demie vie plus longue.

Là encore l’amélioration de la symptomatologie dépressive est lié a une liberation de sérotonine dans le cortex pré-frontal.

Une fois encore, l’analyse des psychotropes récréatifs permet de rejoindre la thérapeutique psychiatrique.

Pour la petite histoire, une fois traitée par inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS, Prozac), Elisabeth Wurtzel a guéri de son trouble dépressif. Elle est en vie et elle est sur twitter ^^.

Je ne fait pas l’apologie de l’ecstasy, c’est une molécule dangereuse, qui a montré avoir plusieurs conséquences néfastes sur le système nerveux central chez les utilisateurs chroniques.

Article écrit en compagnie du Velvet Underground.

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